Qu’est ce que la culture photographique et pourquoi tenter d’en avoir ? Je suis un affreux réactionnaire qui considère que sans travail toute création est vouée à l’échec. Ce travail comprend l’exploration du travail des autres. Nous ne pouvons nous contenter de regarder la création de nos congénères sur FaceBook ou dans les supermarchés de la culture. Si nous procédons ainsi, nous ne pouvons connaître de la musique que le rap, Justin Timberlake et Madonna. Mozart et Beethoven nous serons probablement interdits. Quant à Buxtehude ou Kurtag, il n’y a strictement aucune chance que l’idée de leur existence nous effleure… De même, si l’on sent tient aux conseils de lecture des médias de la culture, Ovide, Cervantes ou Guimares Rosa nous échapperons. Notre éducation ou notre culture ne peut résulter que d’une quête personnelle et d’une éducation de nos goûts esthétiques. Il en va de même en photographie.

Guy Le Querrec, Gao, 1988.En 1988, Guy Le Querrec organise un raid Conaky-Cap Nord avec trois collègues de Magnum: Alex Webb, Harry Gruyaert et Guergui Pinkhassov.
Harry Gruyaert, Gao, 1988.Même pièce, vue par Harry Gruyaert.

Comme photographes, nous sommes soumis à des déterminants géographiques et culturels. On ne photographie pas de la même façon en Angleterre et en Méditerranée. Tout d’abord parce que la lumière y est différente. Mais aussi parce que notre bagage culturel est différent. Le problème, c’est que le marché de la culture est focalisé sur la culture nord-américaine et, dans une moindre mesure européenne, et nous fait ignorer ce qui se passe ailleurs. Cristobal Hara n’est-il pas un photographe aussi important que Stephen Shore ou Alec Soth ? Si Raghu Rai ou Raghubir Singh commencent à être connus en dehors de l’Inde, où peut-on voir exposés ou publiés les photographes indiens contemporains ? Comment expliquer que Magnum n’aille pas chercher Vineet Vohra par la peau du cou, avec les dents, pour le ramener dans son habitat naturel, la maison Magnum ? La même question se pose pour d’autres aires géographiques, que sait-on de la photo chinoise ? En dehors d’un petit cercle de spécialistes, comment connaître la photo japonaise ? Qui publiera les livres de Vladimir Sokolaev ou d’Anzor Bukharsky ? Et où voir la photographie africaine ? Si Magnum a récemment admis de nouveaux membres et n’a pas forcément vocation à rassembler les meilleurs photographes du monde, on peut noter qu’ils n’ont qu’un Russe, vivant en France, un Japonais, vivant aux Etats-Unis, et un Chinois, né à Taïwan et vivant aux Etats-Unis lui-aussi.

Outre la géographie et les influences culturelles, les législations influent aujourd’hui sur nos façons de photographier. La susceptibilité germanique contemporaine relative au droit à l’image explique certainement la façon de photographier d’un Siegfried Hansen ou d’un Enrico Markus Essl, même si aucun des deux n’est allemand. Dans cet univers la photographie devient sans visage. Que l’on aime ou n’aime pas ce genre de photographie déshumanisée, n’empêche pas d’y voir une voie stimulante.

Connaître le travail des autres, comprendre comment leur univers a influencé leur travail et leur style me semble une nécessité. Non par vaine curiosité, mais pour étendre sa palette expressive. Et échapper au déterminisme de notre destin. Certains ont peur de perdre leur style en étant soumis à l’influence des autres. Je crois tout d’abord que vouloir tout découvrir par soi-même sans connaître les tâtonnements, les réussites et les échecs des autres est d’une prétention infinie. Le style n’est pas un argument marketing auquel on doit se tenir pour conserver sa clientèle. Borges et Tagore avaient une culture aussi immense qu'universelle et nous reconnaissons leur style dès la première phrase. Connaître les autres n’a jamais empêché de se construire sa propre personnalité et sa propre vision, bien au contraire. Le style ne doit pas être confondu avec la répétition. Si l’on passe sa vie à réaliser la même image, c’est sûr qu’on nous reconnaîtra au premier coup d’œil, mais qu’est qu’on se sera fait chier ! Construire son style ne doit jamais être une préoccupation, le style vient, ou ne vient pas, tout seul, comme une conséquence logique de notre travail. Manet ou Picasso n’ont jamais pensé à leur style, ils ont seulement cherché à trouver leur voie et leur style a évolué au fil du temps.

Cette culture photographique nécessaire ne sert pas seulement à la prise de vue, mais peut-être encore plus lors de la sélection de nos images. Le champs photographique a été profondément exploré, aujourd’hui photographier, c’est chatouiller le hasard. Jouer avec le hasard pour capturer l’inattendu. Une photo intéressante, forte, dont on va se souvenir, n’obéit plus à des critères classiques. L’éducation du regard du photographe, sa culture, lui permet de sélectionner son œuvre. Ce n’est qu’à ce moment-là que cette œuvre va devenir cohérente, personnelle et que nous pourrons y reconnaître son style.

L’aboutissement du travail d’un photographe me semble le livre, plus que l’exposition ou l’installation, valorisant des créations très, ou trop, conceptuelles. Bien sûr, un livre de photos ne se limite pas à ses images. Il constitue un tout, avec son propre rythme et sa logique. Montrer quelques unes des photos qui le compose n’est qu’une évocation, et en même temps une trahison. Mais elle peut donner à celui qui la voit l’envie d’en savoir plus. C’est ainsi que se constitue notre culture. En voyant une image, nous avons envie d’en savoir plus sur son auteur et notre quête active nous fait pénétrer dans son univers. Notons qu’il nous faut aussi essayer de comprendre l’œuvre de ceux auxquels nous sommes a priori réfractaires.

Le modeste but de ce compte Instagram est de montrer des photos de photographes ayant publiés des livres et dont les œuvres nous paraissent intéressantes. L’idée est de reconnaître les styles des photographes tout en s’amusant, et d’ouvrir à chacun de nouveaux horizons. Rapidement, je passerai la main à d’autres photographes qui choisiront des photos qu’ils aiment et veulent nous faire découvrir.

Rejoignez-nous si cette démarche vous intéresse ! Sur le compte Instagram de Who shot this one.

La musique proposée pour lire cet article, le duo Márta et György Kurtág : https://www.youtube.com/watch?v=g319gW5_O0o

Robert Frank, photographié par Elliott Erwitt, Valencia, 1952.

Last weekend I was in Paris for give a workshop and meet few friends. I hope my students learnt something, it seems they were happy! It's not the best situation for take pictures, I get any good one, I hope it's not so bad. Perhaps it's interesting for them to see what I get in the weekend by showing them few approaches, on how to use the light, the shadows, the reflexions and how to fill the frame and make layers. The only logic of the series is the chronology, except for the cover.

Notre collectif, the street collective, est l'invité de l'événement Street Sans Frontières.

A cette occasion, nous organisons un workshop axé sur la couleur avec mon ami Dmitry Stepanenko. Rendez-vous samedi 19 mai. Pour les inscriptions, contacter Street Sans Frontières sur leur page, Dmitry ou moi-même. A bientôt !

Our collective, the street collective, is the guest of the event Street Sans Frontières. On this occasion, we are organizing a workshop focused on color with my friend Dmitry Stepanenko. See you Saturday, May 19th. For registrations, contact Street Sans Frontières on their page, Dmitry or myself. See you soon !

La Chartre sur le Loir est un endroit charmant pour qui aime les ciels gris et l'herbe verte, le calme et les vaches, la cochonnaille et les vins blancs secs. Ma grand-mère, Marthe, y habite depuis une quarantaine d'années. Comment après une vie d'adulte commencée à Pondichéry puis en Afrique (Conakry, Brazzaville, N'Djaména) a-t-elle atterri là-bas ? Après la mort de son deuxième mari, elle s'est trouvée isolée et s'est installée dans cette maison familiale.
Son grand-père paternel, lorrain qui avait préféré la France à l'annexion, fut longtemps gendarme dans ce village. Son père, Léon Beck, fils de gendarme donc, fut nommé proviseur du lycée de Metz en 1919, à sa demande. Puis, en 1928, il devient proviseur du lycée Henri IV.
Sa mère était, elle, originaire du Tarn et conservait un solide accent qui me berçait lorsque j'étais enfant. Elle avait quitté le domicile familial avant sa majorité pour faire l'Ecole Normale Supérieure à Sèvres. Lettres modernes, évidemment, les jeunes filles étant alors considérées incapables de saisir les subtilités du grec et du latin.
Pendant les vacances d'été, le couple revenait à la Chartre et la maison devint un berceau familial. Marthe se maria ensuite avec Jean Poujade. Je n'ai malheureusement pas connu ce grand-père. Capitaine de la marine marchande, puis juriste, il était aussi ethnologue et peintre à ses heures perdues. Dans ses ouvrages publiés, il réalisait lui-même ses gravures. Il fut l'un des moteurs de l'Institut Français d'Afrique Noire en en dirigeant le centre de Conakry à partir de 1947, suite au retour en France de Georges Balandier. Quelques mois auparavant, ils rejoignirent Conakry à partir de Dakar en voiture à la demande de 
Théodore Monod. De cette époque marquante, naquit aussi son amitié avec Anita Conti qui logeait chez eux lorsqu'elle se trouvait à Conakry.
Après la mort de mon grand-père, elle se remaria et vécu à Brazzaville puis à 
N'Djaména, à l'époque Fort-Lamy. Elle enseignait le français et si j'aime à croire qu'elle eut pu avoir Tchicaya U'Tamsi ou Sony Labou Tansi comme élève, je crains que sa vie intellectuelle fut moins stimulante dans ces deux villes.
A l'âge de la retraite et après la mort de son second mari, elle s'installa dans la maison familiale, aux côtés de ses amis d'enfance. Peu à peu, ces amis ont disparu et sa solitude ne trouve de remède que dans la lecture.





Few pictures from Jodhpur, a city we loved. As you can see, we were in a wedding mood.

When you have a teenager at home, sometime you must go in a such festival. I was there, so I shot there.

Estaque, 2017.
L'Estaque, 2017.L'Estaque, 2017.



L'Estaque is a north district of Marseille. It was a district populated by fishermen and workers of the tiles factories. At the end of the 19th century, a lot of painters moved in here. Cézanne, Georges Braque, André Derain, Raoul Dufy, Othon Friesz, Albert Marquet, and Auguste Renoir were the most famous of them.

Nowt his place is famous for doughnuts and water jousting. Perhaps you saw few pictures of joustings in Sète by Christopher Anderson. Here, the rules are different. (The boats move by motor, not by oars.)

Few days in London... We had a meeting of our collective in London while the London Street Photography Festival. Of course, it was very interesting, we saw a lot of good pictures and had great meetings. And I took time for take few pictures.

At first, we found some new friends near the festival.

Then, we walked in the London streets :

Before the Notting Hill Carnival.

Harar, 2015

Two years ago, I was in Harar and Dire-Dawa, Ethiopia (here is the slideshow). I wanted to go to Jijiga, the capital of the somali region but my friend Ismaël didn't want to go with me, I should be like a pink elephant in this place. Since september, many clashes between Somali and Oromo happened, hundreds people have been killed in the somali region. (Last news)

I'm very sad of the this situation. But it seems it's the only possible result after many years of communitarianism by federal government. If you want to understand better the identity issues in this part of the world, read the Farah's beautiful book, Maps. (Territoires, en français.)

Harar, 2015

Félix Pyat is probably the poorest estate in France. I made this series last month. I'm happy to show you there's not only problems in this district of Marseille.

Marseille is hot at the moment, as you can see it. So I feel too lazy to present you something you know already. Last saturday...

Marseille, Gay Pride 2017.
Marseille, Gay Pride 2017.
Marseille, Gay Pride 2017.
Marseille, Gay Pride 2017.
Marseille, Gay Pride 2017.
Marseille, Gay Pride 2017.
Marseille, Gay Pride 2017.
Marseille, Gay Pride 2017.
Marseille, Gay Pride 2017.
Marseille, Gay Pride 2017.


Some pictures from the last years too.

 

Le premier mai 2002, nous étions sous le choc d'un Front National au deuxième tour, même si tout l'avait laissé prévoir. La manif avait rassemblé. Tout d'abord, beaucoup de monde. Dans mon souvenir, c'est de très loin la manif marseillaise où j'ai vu le plus de monde. Je croyais, et je n'étais pas le seul, que donner une large majorité à Chirac, c'était une façon de lui dire qu'il ne serait pas élu sur son programme mais sur une vision de la société s'opposant à celle du père Le Pen. Mais Chirac n'en a jamais tenu compte. Ensuite, des gens d'univers très différents qui ne se trouvaient là que pour communier dans leur rejet du Front National.
Cette année, l'ambiance fut bien différente. Macron ne représentait plus l'espoir de sauver la République, la foule était celle d'un premier mai habituel, seulement un peu plus nombreuse. Et l'idée générale était qu'on pouvait pas choisir entre la peste et le choléra.

La manif a commencé tard, entre dix heures et demi et onze heures. La lumière était rude, difficile de photographier dans ces conditions. Les photos sont donc affreuses. Autre mésaventure, je me suis embronché dans les cordes du cordon de sécurité de la CGT. Une belle chute, bien brutale, avec mon Leica. L'appareil marche encore, mais le choc a déplacé de nombreuses poussières sur le capteur.

Ten years ago, I opened my office in a small village near Marseille called Ensuès la Redonne. Since this day I have my lunch each day in the same bar with my friend Eric. Unfortunately this bar will shut down at the end of the month. Arlette, Béatrice and Nathalie, during these ten years you were my second family.

Béatrice, Ensuès, 2017.

Béatrice, Ensuès, 2017.
Nathalie and Arlette, Ensuès, 2015.
Arlette, Ensuès, 2015.
Nathalie, Ensuès, 2015.
Bar du Nord

Now, we have to migrate for lunch. Fortunately, we will have the same team and the new place is probably better for shooting. Welcome to the bar des sports!

Nathalie and Marc, Ensuès, 2017.
Gilles, Ensuès, 2014.
Bar des sports
Ensuès, 2017.

Three years ago, my friend Vinod Babu invited me at a wedding. How to dress for a wedding when you travel with light luggage? Thanks to his nice mother, I hope I was presentable. (Don't worry, Lopamudra, you remain my best dresser in India.)
After two hours on Vinod's bike in the the Hyderabad heat and dust, I was less presentable when I arrived at this wedding. But they were nice to me...
I didn't show these pictures before, except to my friends from Hyderabad, Vinod, of course, Swarat Gosh and Satyanarayana Gola.
It was the only time I shot a wedding in my life. So, something different for me. I hope it can be interesting for you.



Everybody knows the Magnum's book called Contact sheets. (If you don't have it, buy it immediately. And if you want to know why it's so important, read that. Pour ceux qui ne lisent que le français, contentez-vous de ça.)

One of the most difficult and interesting time for photographer is the editing. I had a lot of discussions with friends on this subject. (Friends from Marseille at first, but also friends from my collective or passionated discussions in Hyderabad with Vinod Babu and Swarat Gosh.)

Harar, 2015.

But I didn't find any group dedicated to discussions on editing on Flickr. So I created one on contact sheets for share on editing. You can join us at Cooking sheets.

Dire-Dawa, 2015.

Samedi dernier, nous allâmes en famille à la Japan Expo. Il n'est jamais facile de photographier dans ces conditions pour moi qui préfère être seul pour shooter. En marche, donc, et tout d'abord en métro !

Métro Vieux-Port

Après le carnaval niçois, les cosplay adolescentesques. Mais comment photographier dans un tel lieu sans sombrer dans le poncif ? J'avais aussi dans l'idée de faire un peu de flash.

Je n'ai jamais eu la télé, n'ai jamais lu de comics ou de mangas. Me voici donc plongé dans un univers très exotique. Je me sens plus chez moi dans les ruelles du vieux Delhi qu'au milieu de ces héros inconnus. En regardant mes images, je réalise que beaucoup d'entre elles sont sans visage. C'est peut-être symptomatique de mon trouble.

Pour moi, ma meilleure photo. Je n'ai pas l'habitude de parler de mes images, mais comme je vois qu'elle a peu de succès, je vais essayer de dire pourquoi elle me plait. Initialement, j'ai été attiré par ces trois taches de bleu. La partie la plus intéressante est pour moi celle qui est en haut à gauche. Ce sac à l'allure de poisson carnivore, accolé à l'ombre du visage d'une jeune fille. Des trois éléments bleus, c'est celui que l'on regarde en dernier. Et à ce moment-là, le regard se déplace de façon circulaire. J'aime qu'une image contraigne le regard à un parcours inhabituel. 

Avec un peu de temps, ce genre de manifestations pourrait être un paradis. L'année prochaine, peut-être.

Le week-end dernier, nous fîmes un petit tour à Nice avec Sanja. Au programme, quelques bons repas, une lumière printanière, une balade avec les copains niçois autour du carnaval (Tarek Zaïgouche, Rudy Boyer, Julien Sanine et Roberto Ursoet l'essai du Ricoh GR. Pourquoi un nouvel appareil muni d'un 28 mm lorsque l'on est déjà l'heureux possesseur d'un Leica Q ?

Bien sûr, tout d'abord, pour avoir un appareil de poche et ne pas trimballer toute la journée un Leica plus lourd et plus volumineux. Et puis pour avoir un petit flash sous la main ! 


Au bar d'Ensuès, avant le départ :


Le paramétrage est aisé, la prise en main agréable et efficace. (Cf. la vidéo d'Eric Kim sur le paramètre du Ricoh GR.) L'idée était de manier le Ricoh comme un uppercut, en pré-réglant une distance courte avec un diaphragme fermé pour obtenir des images dynamiques.


La correction de l'exposition pour se focaliser sur les hautes lumières est aisée et rapide. Mais j'ai du mal à apprécier sur l'écran si la photo est bien exposée, il va falloir regarder un peu l'histogramme. (D'une façon générale, utiliser un écran pour viser est pénible, j'ai souvent travaillé à l'aveugle.)


Il est quasiment impossible de photographier en groupe parce que nous papotâmes plus que nous photographiâmes, je n'ai donc rien de bien folichon à montrer de ce week-end. Pour moi, l
a seule photo correcte du week-end restera celle-ci :


Mais je peux déjà tirer quelques conclusions. Le Ricoh est agréable à utiliser, bien conçu, et surtout discret. Je dois me familiariser à l'écran, mais il est utile pour s'approcher au plus près. J'ai eu quelques problèmes d'exposition, et à la correction d'une photo sous-exposée un bruit numérique apparaît assez vite à 800 iso. La qualité n'est donc pas celle du Leica Q, il ne faut pas rêver. Je n'ai toujours pas de 35mm, ni de zoom, mais je vais pouvoir être plus léger au quotidien.